de Gare au Camping

Le blog de la pièce en cliquant ICI



Premier intermède – Introduction


Il va de soi que pour ses vacances

Chacun cherche un endroit idyllique

Mais par un lourd manque de chance

Cela s’annonc’ catastrophique

Nous allons vous conter l’histoire

De ces pauvres malchanceux

Qui auraient dû avoir en mémoire

Cet adage ô combien précieux :

Gare au campiiiiii-iiiii-iiiiii-ii-ii-ii-iiiing



ACTE 1 - Présentation dans les règles


Une tente d’un côté, une table et des chaises de l’autre.

Jeannette entre. Elle a autour du coup une sorte de collier en ficelle qui soutient un rouleau de papier toilette.


Jeannette : C’est incroyable, c’est encore fermé ! Je vais devoir retourner dans le bois… A mon âge… Si ça continue, il y en a qui vont imaginer des choses…


Ingrid entre avec des mots croisés, un sac, quelque chose à la main qu’elle pose sur la table en voyant Jeannette.


Ingrid : Aaaaah ! Jeannette !!!


Visiblement, Jeannette ne voit pas du tout de qui il s’agit. Ingrid la serre néanmoins dans ses bras.


Jeannette : Aaaaaah… ? (en aparté :) Ben qu’est-ce qu’elle me veut, celle-là ?

Ingrid : Oh ! Ben alors, vous, vous n’avez pas changé, hein !

Jeannette : Euh… Ben non…


Ingrid la pousse amicalement.


Ingrid : Oh ! Ben alors, hein ! Ça me fait plaisir de vous revoir !

Jeannette : Ah ! Oui… Euh, ben moi aussi alors…

Ingrid : Alors ? Toujours la pêche ?

Jeannette : Euh… Ben oui… (en aparté :) Bon, elle a l’air de me connaître…

Ingrid : Alors ? Ça se passe bien ce début de vacances ?

Jeannette : Euh… Oui… Oui…

Ingrid : Ça n’a pas l’air d’aller fort…

Jeannette : Euh… Si… Si…

Ingrid : Sacré Jeannette, va !

Jeannette : Euh… Oui… (en aparté :) Mais qui ça peut bien être ?

Ingrid : Non, mais sincèrement, qu’est-ce qu’il y a ? Vraiment, on ne dirait pas que ça va…

Jeannette : C'est-à-dire que… Vous êtes qui, au juste ?

Ingrid : Quoi ?! Vous ne me reconnaissez pas ?

Jeannette : Si, si, bien sûr, mais… Euh… Non, en fait.

Ingrid : Ben ! Ingrid ! On a passé l’été dernier ensemble !

Jeannette : Ah ! Oui ?

Ingrid : On avait fait la soirée banane pelée ! Qu’est-ce qu’on avait rigolé !

Jeannette : La soirée banane pelée…

Ingrid : Et la soirée meuh-meuh ! Vous ne vous souvenez pas ? Meuh, meuh, la vache à lait ! Celle-là, ç’a avait été la meilleure ! Vous étiez la chef du troupeau !

Jeannette : Ah ! Oui ! La soirée meuh-meuh ! Meuh, meuh ! Je me souviens ! Ingrid ! Mais oui !

Ingrid : Même que vous aviez mis un coup de pis à mon mari !

Jeannette : Oui, oui ! Ça y est ! Je me souviens bien ! Ingrid ! Ça y est, vous êtes arrivés ! Moi, je suis là depuis trois semaines. Alors, bien installée ?

Ingrid : Tu parles ! Ils avaient parlé d’agrandir, mais à ce point ! C’est bien simple, on ne s’y retrouve plus. Et puis alors, on nous a piqué notre place !

Jeannette : Non !

Ingrid : Si ! Après dix ans, on nous change d’endroit !

Jeannette : C’est pas croyable !

Ingrid : Des malotrus avec… Tiens ! Une tente exactement comme celle-là ! La même ! Même couleur, même forme, tout pareil…

Jeannette : Qu’est-ce qu’il y a ?

Ingrid : Mais ce sont eux qui ont enfin changé de place !

Jeannette : Je ne sais pas… Il faudrait leur demander…

Ingrid : Vous avez raison !


Ingrid va ouvrir la tente pour y passer la tête.


Ingrid : Alors ça y est ! Vous vous êtes enfin décidé à changer d’emplacement !


Ingrid recule. Léon va sortir lentement.


Léon : Vous êtes entrée dans MA tente.

Ingrid : Oui, c’était… C’était pour… Je voulais…

Léon : Vous êtes entrée dans MA tente.

Ingrid : Oui, oui, mais en fait…

Léon : On ne rentre PAS dans MA tente.

Ingrid : Non, mais c’est parce que je pensais que vous aviez changé de place alors j’ai confondu avec ceux qui n’ont pas changé mais que votre tente ressemble à eux qui ont pris notre emplacement et qui…

Léon : Ma tente est là depuis une semaine.

Ingrid : Alors excusez, j’ai fait erreur de… avec… dans…

Léon : Méfiez-vous… Je n’oublie jamais rien.

Ingrid : Tant mieux, tant mieux… C’est un avantage…

Léon : Et vous êtes entrée dans MA tente.

Ingrid : Oui, mais c’est parce que je…

Léon : Moi, ceux qui m’embêtent… Crrric !



Comme ce n'est pas agréable de lire des kilomètres de pages sur internet, vous pouvez télécharger le début de la pièce en cliquant ICI ou me demander le texte avec le formulaire de contact (en précisant le titre de la pièce, est-ce utile de le notifier ?)